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En tant que responsable des ressources humaines, ou chef d’entreprise, que regardez-vous en premier chez un candidat au recrutement ou sur le profil d’un collaborateur avant d’engager une formation ? Les compétences techniques (hard skills) ou les aptitudes (soft skills) ? Que pensez-vous de la section loisirs et intérêts ? Pour beaucoup d’entre vous, 68% pour être plus précis selon une étude menée par Indeed en 2019, cette section hobbies sur le CV est importante ! Elle définit en partie ce qu’on appelle les « mad skills ». Et ces dernières sont en train de prendre une place de plus en plus importante et en voici la raison :

 

Traduction et définition des softs et mad skills

Les soft skills, une première analyse des profils

La traduction littérale signifie : les compétences douces. Elles traduisent les aptitudes principales d’un collaborateur comme par exemple sa capacité de concentration, son habilité à travailler en équipe, son sens de la négociation etc. Linkedin a d’ailleurs recensé les soft skills les plus demandées pour 2020 par les entreprises. La liste est ainsi composée :

  • La créativité
  • La persuasion
  • La collaboration
  • L’adaptabilité
  • L’intelligence émotionnelle

Mais vous les connaissez sûrement déjà ! Et elles varient forcément en fonction de votre secteur d’activité. Ce que l’on retient ici est surtout le caractère et le type de ces compétences.

 

Les mad skills, à la recherche d’un peu de folie

À l’instar des soft skills, les mad skills se démarquent par leur traduction littérale. De compétences douces, on passe à compétences folles. Elles présentent un profil du collaborateur plus particulier, plus atypique et démontrent un réel trait de personnalité.

Que la personne ait écrit un livre, qu’elle soit championne dans un sport ou qu’elle ait réalisé une reconversion professionnelle originale. Toute nouvelle compétence est bonne à mettre en avant et à analyser pour les entreprises qui ont besoin de s’adapter, d’innover et de se démarquer de la concurrence.

 

Les soft skills, un goût de trop peu pour évaluer des profils

Les soft skills ont jusqu’alors connu un succès fulgurant lors des entretiens de recrutement et sont de plus en développées en interne. Elles permettent en effet d’optimiser aussi bien les compétences professionnelles que personnelles d’un collaborateur.

Les soft skills sont donc des compétences liées aux aptitudes d’un collaborateur. Elles peuvent donc se travailler, se développer et s’optimiser. Elles sont des éléments adaptables et optimisables avec des formations.

L’entreprise Vyv3, par exemple, a dédié une partie de son catalogue de formation au développement personnel de ses collaborateurs ! On y retrouve notamment des contenus sur la collaboration, l’intelligence émotionnelle et l’efficacité personnelle. Des softs skills assez globales et qui deviennent une norme dans les entreprises d’aujourd’hui.

De ce fait, peut-on les considérer comme si importantes pour juger un profil ?

 

Les mad skills apportent plus de diversité que les soft skills

Alors pourquoi un tel engouement maintenant pour les mad skills ? Ces compétences folles semblent pourtant en total décalage avec les besoins du poste ou de l’entreprise. Cet engouement nous arrive droit de la silicone Valley. Ce lieu qui aime à ne rien faire comme les autres et qui a souvent été le précurseur de méthodologies et technologies atypiques destinées à améliorer le bien-être au travail.

À la différence des soft skills, les mad skills font ressortir la personnalité même d’une personne :

  • Si elle a voyagé pendant un an autour du monde en voilier, elle démontre sa capacité à s’adapter, à faire face à des situations stressantes.
  • Si elle a fait de la compétition en sport ou en loisirs, on suppose son caractère gagnant.
  • Si elle a monté une entreprise ou un concept novateur (même dans un secteur totalement différent du vôtre), on peut voir que cette personne n’a pas peur de prendre des risques et est prête à s’investir.

Ces mad skills sont révélateurices du profil d’un collaborateur (et on sait à quel point cela peut être important !) et peut-être peut-on même parler d’une preuve concrète de soft skills ? Vous pourrez ainsi, avant même de la recruter, vous rendre compte des besoins en formation d’un collaborateur ou de son aptitude à travailler dans une équipe.

 

Les mad skills sont donc des compétences atypiques, voir novatrice. Elles permettent d’apporter un peu d’originalité ou de singularité dans vos équipes. Un élément non-négligeable aujourd’hui. L’entreprise doit se renouveler, s’adapter. Se baser sur les mad skills , et plus seulement sur les soft skills de ses collaborateurs pour faire avancer l’entreprise, pourrait bien permettre de faire bouger les lignes.